
Et d'une main atrophiée, je t'invoque le pardon
A l'aube naissante des lunes mortes
Au roulis de la vague s'exclamant sur la grève.
Et d'une main hésitante, je t'invoque la déraison
Deux âmes en perdition sur la sphère de l'illusion!
Aux sourires viendront se greffer l'incandescence.
Et d’une main je caresserais le néant de tes cheveux
Quand la dernière larme aura couler de ton oraison,
Au bruit de tes gémissements, défileront tout les silences.
Et d’une main, j’exhalerais toutes les floraisons
Pousser par les vents mauvais au gré des saisons,
J’humerai tous les cons, me pâmant à l’incrédulité.
Et d’une main blessée, je m’envolerais au delà des cieux
Au crépuscule du temps tombé au doux son de ton cœur battant
Au leste cris de nos corps étouffés par maintes nuits d’amour...
(15 février 2009)
vendredi 10 avril 2009
Requiem pour un...
Ecrit par
Yvon
à l'adresse
vendredi, avril 10, 2009
3
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Libellés : requiem poème poésie con sexe féminin
dimanche 1 juin 2008
Parenthèse
L'âme est encore présente en ses parois effritées
Comme s'effilerais tes bas et tes effluves dispersés
Écoute la chanson du vent sur cette platine disloquée
Un sentiment illusoire de paroles données
Le couplet se complait en boucle répété
Le refrain se fraie un chemin aiguise un son strident
Se lézarde nos paroles en un écho plaqué sur le bitume
La parenthèse s'érige en anathème sur un ton décalé
La chaleur à encore un goût d’un presque inachevé
Comme sauterait le dernier bouton de ton chemisier
Écoute la complainte de nos corps déposés en ces lieux
Dénuement d'un monde obscur aux accents éclatés
Plaisirs dénoncés en bribes syncopées
Un sentiment illusoire de paroles données
L'écriture en cet instant est une divinité
La parenthèse se fixe comme une étoile
Ecrit par
Yvon
à l'adresse
dimanche, juin 01, 2008
11
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Libellés : parenthèse effritées s'effilerais bitume décalé chaleur accents étoile poème poésie
mercredi 28 mai 2008
Dieu seul me voit
Quand le désir attise plaisir
Ouvrant ce rai de lumière
Laissant choir, hors de son perchoir...
Quand la main se fait tendre et cocon
Nichée au fin fond de phalanges fuselées
Parcourant du sommet,jusqu'en bas...
Quand elle se fait dure et turgescente
Frétillante de mille feux, plaisir des yeux
Déshabillant la forme arrondie...
Quand sentant monter la sève à grands pas
Balancier constant du haut en bas
Petites balloches, tige à l'infini...
Quand dans d'ultimes saccades
Dernières bravades, instant suspendu
Explosion de mille étoiles, échine repue
Fusion d'un moment corrompu... !
Cette folle petite chose qu'on appelle amour...
Ecrit par
Yvon
à l'adresse
mercredi, mai 28, 2008
1 annotations
Libellés : dieu seul me voit plaisir désir yeux bravades sève échine érotisme poème poésie
lundi 26 mai 2008
Langage du corps

Lâche ta bouche
Languissante, pleine d'amour
Profond baiser, tendre et mouillé
Dressant ton sourire malicieux
Divin et nourri...
Lâche tes seins
Galbe doux et naissant
Tétons droits comme un I
Dressant ses aréoles
Durs et exquis...
Lâche tes reins
Au creux de mes cuisses
Suivre les desseins de ce marbre
Dressant sa bannière
Droit et conquis...
Lâche tes sens
Dans cette odeur d'encens
Pluie de sueurs confondues
Dressant tes fesses
Divines et rebondies...
Lâche ton corps
Dans un ultime effort
Spasmes saccadés de ton être
Dressant ton paraître
Douceurs et voluptés... !
Ecrit par
Yvon
à l'adresse
lundi, mai 26, 2008
2
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Libellés : langage du corps bouche seins reins odeur divines poème poésie érotique
mardi 20 mai 2008
Amour scintillé
J’aiguise mes mots pour tranchante volonté
Au delà des rimes et tout autres sonnets.
J’affûte à la serpe mes délires insomniaques,
Crève l'abcès d’un relent ammoniac.
Glisse en toi l’inspiration de mes nuits blanches
J’inhale à la faconde de tes mots versés
As-tu fait de Lauren Bacall ton image irradiée?
Ton regard m’infiltre la peau, quelle félicité !
J'aiguise mes mots pour confusions absorbés
Le monde est gris, sombre d'une larme, s'échapper
Tu cueilles et recueille, j’en expulse l'écueil
Verse à l'instant cette rose imbue de sang éclaboussé
Inonde nos parois et fourbi les armes de l'amour
As-tu senti l’écume de nos péchés?
Ils m’imprègnent d’une douceur
Comme cette empreinte suspendue...
(mars 2008)
Ecrit par
Yvon
à l'adresse
mardi, mai 20, 2008
4
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Libellés : amour scintillé tranchante ammoniac irradiée absorbés écueil imbue christiane moreau
lundi 7 avril 2008
Bienvenue au pays de la mort
En faisant une recherche,je suis tombé ce jour, par hasard sur cette nouvelle.
Même avec internet, outil d'informations dit performant, l'exécution en catimini aura une nouvelle fois eu droit de cité...!
J'avais presque naïvement penser faire une parenthèse l'été dernier,pensant sans doute qu'après ses suspensions d'exécutions,Philip Workman,passerait "entre les gouttes"!
Après 25 années dans les couloirs de la mort, il aura sans doute trouver, cette fois la paix...
A Philip Ray Workman 1er juin 1953 – 9 mai 2007
Exécuter au Tennessee le 9 mai 2007 par injection létale.
Après maints renvois est convaincu du meurtre d'un policier dans un restaurant de Memphis, Tennessee.
Inexorablement, elle est présente me collant à la peau.
Me tiens la main depuis longtemps maintenant,
Je sens sa présence comme les pupilles du chat
Se reflétant dans la nuit, qui me tue a petits feux !
"Laisse-moi" lui dis-je, "Je ferai ce voyage sans toi"
Profondeur abyssale qui sera ma dernière demeure
Déployant mes ailes d'homme libre.
J'aimerai que cette heure arrive à grands pas
Qu'elle me délivre de mes lancinants cauchemars
Qu'ils puissent "eux" enfin me sangler
Me faire péter les veines, celles que je ne vois plus sclérosée par le temps.
Que dame aiguille me pique de son dard affûté
Lâchant son poison qui aura raison de moi
Je le prie à présent !
Je me tiendrai implacablement droit
Pour défier la mort, ne pas baisser les yeux
Face à cette justice de borgnes, déraison de l'homme
Avançant comme un ouragan,semant l'apocalypse et la désolation
La justice de dieu n'a plus droit de citer.
Toi seigneur, Qui m'écoute dit moi pourquoi
M'ont- ils exécutés une cinquième fois ?
Je fermerai les yeux,comme dans un dernier souffle, j'entendrai votre voix
Me susurrer une ultime fois:
"Bienvenue du pays de la mort"
(septembre 2004)
Les faits:
Le soir du 5 août 1981, Philip Workman a braqué un restaurant à Frayser, près de Memphis.
Arrivé sur les lieux avec deux collègues alors que le braqueur partait, le lieutenant Ronald Oliver, 43 ans, a été tué d'une balle dans la tête.
Jugé l'année suivante, Philip Workman a été reconnu coupable du meurtre et condamné à mort. Depuis, la défense réclamait un nouveau procès, estimant que le policier avait probablement été tué par le tir accidentel d'un collègue: aucune analyse balistique n'a été menée, aucun policier n'a vu le braqueur tirer, et le seul témoin à charge au procès s'est rétracté.
Philip Workman n'a jamais eu droit à un second procès, mais après de nombreux sursis de dernière minute (dont une,une heure avant l'exécution), il avait déclaré récemment à une télévision locale: «D'un côté, tout cela est vraiment triste. D'un autre côté, je suis fatigué (...). Il est temps d'en finir».
Ecrit par
Yvon
à l'adresse
lundi, avril 07, 2008
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Libellés : philip workman bienvenue au pays de la mort memphis tennessee
vendredi 4 avril 2008
Je, tue, il…
Pronom personnel ,je tue en silence,
Impersonnelle la machette dépèce
Le roseau surgit du marécage, il a la couleur du coquelicot
Espèce en voix d’extinction, apparition des anges
Délires obsessionnels, étrange abnégation .
Cible est la proie que la hyène rogne des derniers soubresauts
Sautant a pas de géants ,l’ogre dévore ignorant le sang coulant
Espèce en voix d’extinction, apparition des anges
Délires obsessionnels, étrange abnégation .
Mentir dans le regard affable, il s’abreuve des douleurs
Ramasse la masse et vaque au travail anodin
Espèce en voix d’extinction, apparition des anges
Délires obsessionnels, étrange abnégation.
Dis moi irai-je jusqu’au bois, cueillir des myrtilles?
Ou compterai-je sans fin l’innommable inhumain
Espèce en voix d’extinction, apparition des anges
Délier les langues, l’ire l'interrogation...!
Ecrit par
Yvon
à l'adresse
vendredi, avril 04, 2008
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Libellés : je tue il machette obsessionnels hyène soubresauts délires anges rwanda poème poésie
lundi 31 mars 2008
Impromptu
Je la suis du regard, je m’étonne
Tonne dans ces yeux un menuet d’éclairs
Elle note et dénote comme un clavier
Prends le repaire et s’y perds , sans doute
Elle s’asssied fais une pause et se dépose
Regarde le cri des enfants, entends les yeux des parents
Serai-ce l’inverse ,l’averse épouse le ruisseau, jusqu’à plein
Je la suis du regard, je tâtonne
Elle dépose le miroir et s’ignore, un instant
Je suis le mouvement de sa bouche et sa main
Elle poursuit son monologue, passe la main fugacement
J’aimerai l’interrompre à ce moment, mais ne le fait point.
La distance est certaine, elle consume sa flamme
Je la crois infidèle, adultére, in, elle est en moi et m’indiffère
Je la suis du regard, je bougonne
Mon attente se déforme et les rêves se brisent
D’un geste leste et mesuré, je la dédaigne
Mon attention se porte sur un ailleurs
J’expose mes pensées fédératrices et les garde en inquisiteur
Mes mains se font génitrices de cette instant
Je dépose les armes des paroles sur l’obscur fécond…!
(mars 2008)
Ecrit par
Yvon
à l'adresse
lundi, mars 31, 2008
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Libellés : impromptu m'étonne tâtonne bougonne fugacement rêves dédaigne poème poésie
jeudi 27 mars 2008
Tibétude

J’ai caché mon nid d’il
En le conjuguant en jeu
A tir d’elles , battre ma coulpe
Manger les noces et le chien s’affaire
Éteindre la rosée du matin, voir l’aube s’élever.
J’ai pansée mon âme grise
En le dilapidant vers des contrée lointaines
Voir l’alarme couler sur les jougs brûlantes
Déglutir le sirop de cannelle, battre de l’aile
Atteindre le là, ailleurs en apoplexie surannée.
J’organise mes ors , hanté par tes rêves submergées
En tirant sur l’organe pour te faire éprouver
L’orgasme m’habite dorénavant, l’habit du moine se fait flagellé
Éteindre cette flamme, pérégrinations déplacées.
La fleur de lotus se prend à songer au futur supplanté
En l’extrayant de mes mains, dès tirs en principe inventés
Caïn a bien sacrifié son éphèbe frère
Sous les lambris de vos sourires asservis…!
Ecrit par
Yvon
à l'adresse
jeudi, mars 27, 2008
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Libellés : tibétude bravitude noces jougs brûlantes rêves flagellé frère lambris poème poésie
samedi 22 mars 2008
L’invitation
Me pendre a ton cou
Prendre les coups
Désirais les nuages, sous l’ombrage du tonnerre
Errer mon ombre sous les soupirs hauts
Au coin d’une rue, verte pâture
Étreindre une mèche sous la couette de mes désirs
Éteindre ton corps sous le bel astre du plaisir
Me pendre à ton cou
Perdre le tout
Inventer les rivalités des espérances spoliées
Sombrer dans la lumière coincée du plafond
J’évacue le ruisseau de mes veines, à présent tailladées
J’aperçois le souffle du cheval, comme hennissant
J’atteins le froid dans l’obscurité, lévite à l’invitation
Me pendre à ton cou
Rendre les autres jaloux
Glisser dans le pare brise de tes rêves
Dénigrer le nœud coulant autour des affluents débordées
Faire choir l’exclamation, comme la butte se refuse
La lumière s’évacue sous l’ombre de tes pieds
J’écris un dernier mot sur cette feuille froissée
Grâce à mes yeux de ma nuque brisée
Me pendre à ton cou…
(mars 2008)
Ecrit par
Yvon
à l'adresse
samedi, mars 22, 2008
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Libellés : l'invitation pendre à ton cou coups tout jaloux nuque brisée poème poésie
vendredi 21 mars 2008
Un hiver est passé
Ecrit par
Yvon
à l'adresse
vendredi, mars 21, 2008
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Libellés : un hiver est passé printemps amant givre souvenir plume rêve soubresaut poème poésie
mardi 18 mars 2008
La nuit surprend, parfois!
La nuit s’est éprit d’un goût d’amertume
J’hume, dès lors ton corps meurtri partant, équité
Crime perpétré au fin fond d’une cité;
Écume les ronces, adoucit les leurres
La nuit s’est éprit d’un goût d’hilarité
S’égrène le temps et les mœurs;
Jeanne ni il d’ailleurs ,car c’est d'eux, qu’il s’agit
J’exploite leurs noms, démons démunis.
La nuit s’est éprit d’un goût d’identité
Fourvoyant son écho dans ce lit aux latérales pensées
Pansés les plaies ,me viens maintenant
Car l’aube naissante laissera couler un ou deux degrés
La nuit c’était pris d’un goût de vulgarité
Malgré le soleil qui se dépose à tes menus pieds
Décadence aux scintillante, d’une nuit étoilée
Toile d’un maître, Manet, Monnet, monnayée
Impression ni élitiste égaye le duvet plaisir…
Ecrit par
Yvon
à l'adresse
mardi, mars 18, 2008
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Libellés : la nuit surprend corps meurtri ronces hilarité vulgarité étoilée poème poésie
lundi 17 mars 2008
Scintillement de la lune
Je vous laisse découvrir le monde particulier et salvateur,qu'est celui de Daniel ami et cousin Québécois de Trois-Rivières.
Je le remercie pour sa confiance et mon humble participation narrative.
Si vous voulez rêver un peu plus et vous projeter dans un "ailleurs",je vous invite à cliquez ICI
Vous découvrirai toute la poésie visuelle de notre ami Québécois.
La brillance princière de la lune
S’attarde délicatement sur mes paupières lourdes
Avant d'irradier mollement
Les formes endormies qui m'entourent
Que chantera la nuit pour mon sommeil ?
Le matin bercera-t-il l’éveil de mon cœur lourd ?
Que la vie me fasse encore rêver !
Que l’amour me soit encore doux !
Les oiseaux de la nuit égrènent les minutes brèves
Ils chantent et célèbrent dans la pénombre tendre
Ils inondent doucement le ciel de ma chambre
De la profondeur de leurs chants mystérieux
Mes blanches visions argentées
Je te les offre pour te border dans la nuit boréale
Et je te dis a bientôt dans le matin qui se lève !
Danieldp
Ecrit par
Yvon
à l'adresse
lundi, mars 17, 2008
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Libellés : scintillement de la lune oiseaux brillance paupières pénombre nuit boréale danieldp trois rivières
vendredi 14 mars 2008
Si la Fontaine m'était contait...
Je l'ai vu ce matin, inquisiteur comme pas un
Sauter de branches en branches, faire le malin
Fiottant de temps en temps sur les passants
Tirant sur son plumage, vêtu d'un noir ardent
Il a pris ses quartiers, c'est habilement installé.
Profitant de la place que dame nature lui a légué
Avec ses compagnons, gai comme un luron
Draper du deuil du printemps, à bon escient ! ...
Fait le zouave, profite de cet instant
Quand le ramage aura couvert ton noir plumage
J'entendrai de nouveau le chant du rossignol
Faire la nique à ce blanc manteau !
Te chasser de tes noirs desseins,
Renvoyer à tes chères études,
Planquer dans les sous-bois, triste et penaud à la fois
Tu tireras pénitence, jusqu'à la prochaine échéance...
Ecrit par
Yvon
à l'adresse
vendredi, mars 14, 2008
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Libellés : la fontaine branches plumage dame nature zouave rossignol poème poésie
mardi 11 mars 2008
Sur la piste, ce soir

J'me m’baladais tranquillement le samedi soir
A bord y avait moi et cette fille bizarre
Elle s’pouponner comme Cendrillon d’vant son miroir
Quand j’pris la bretelle pour quitter l’ boulevard
Je mis dans le lecteur un bon son d’guitare,
Pas d'symphonie pastorale ni d'gospel ostentatoire
Rien qu'une musique adoucissant les idées noires
J’écoutais, j’écoutais, j’écoutais…
Nous s’ront bientôt sur la piste, ce soir
Hors des regards, elle est moi nous feront notre p’tit répertoire
Elle fera monter la fièvre dans tous les terroirs
De Montpellier et ce jusqu’à Zanzibar
Quand déboulât ma Cadillac dans le noir
Tous les projos clignotaient comme des passoires
Un bon coup d'frein, personnes dans l' rétro, peinard
Elle me dis en lançant un cri d’la banquette en Skye
« R'garde espèce de connard !, t’as vu mon rimmel, çà va faire des histoires! »
Le teint blafard s'installa, dans l'inquiétude d'un mouroir
Comme toutes les stories, je n’épiloguerai pas l'instant est illusoire
J’écoutais, j’écoutais, j’écoutais…
Nous s’ront bientôt sur la piste, ce soir
Hors des regards, elle est moi nous feront notre p’tit répertoire
Elle fera monter la fièvre dans tous les terroirs
De Montpellier et ce jusqu’à Zanzibar
Elle s’mit à enfiler ses bas couleurs noirs
Epousant l'mollet, jusqu’à son « exutoire »
Comme toutes les mamans dans les folles nuits noires !
Ses longues jambes n’faisaient plus le trottoir
Ct’ une vieille histoire, Que j’vous fais gré de savoir…
Elle ne fit que m’déclamer tout son amour ce soir
J’l’épouserai bien mais ce n’est pas la fin de d’histoire
N'pactisons pas avec le diable, tirons vers le même espoir
J’écoutais, j’écoutais, j’écoutais…
Nous s’ront bientôt sur la piste, ce soir
Hors des regards, elle est moi nous feront notre p’tit répertoire
Elle fera monter la fièvre dans tous les terroirs
De Montpellier et ce jusqu’à Zanzibar
Dès lors qu’la platine se mis en sourdine,
Que l’aube naissante eut pris ses quartiers tardifs
Qu’adrénaline ait battu retraite en coulisse
Vidant ma derrière bière au d’ssus des amplis massifs
Nous reprîmes la route dans un décor très festif
Abandonnant futal et toutes accessoires,
Je pus l’étreindre dans un dernier effort
Qu’une octave en sus, en plus, fut d'un réconfort
J’fredonnais, j’fredonnais, j’fredonnais…
Nous s’ront bientôt sur la piste, ce soir
Hors des regards, elle est moi nous feront notre p’tit répertoire
Elle fera monter la fièvre dans tous les terroirs
De Montpellier et ce jusqu’à Zanzibar…
Ecrit par
Yvon
à l'adresse
mardi, mars 11, 2008
2
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Libellés : piste ce soir cadillac montpellier zanzibar bas couleurs noirs poème poésie
jeudi 6 mars 2008
Le carrousel de la vie
Vois, ce temps gris, se déposer dans le ciel,
Tu aimeras pouvoir pleurer, larmes de ton corps ;
Leurrer cette frénésie de perles décaties
En catimini sinueuse, décadentes sur tes joues émaciées
Sied à Dieu Eole, d’une simple complainte, de les tarirent, à présent.
Vois, ce temps neigeux, duvet blanc, gouachant le ciel,
Tu aimeras pouvoir gémir, sang de tes veines ;
Blanche maculée, confondante aux atours de tes seins lourds
Scinder de ton cour bouillant, les caprices du temps
Tendre tes doigts effilés, vers ce ciel corrompu, chu sous ton poids, L'instant.
Vois, ce temps à pierre fendre, ton cœur à jamais chasser malheurs,
Tu aimeras pouvoir crier ta rancœur défaut d'une tendre palpitation ;
Etancher ta soif de vie, dans la fontaine Amour
Mourir, point maintenant, d'une quiétude de jouvencelle
Celle à qui l'on a soustrait une âme, dorénavant... !
Vois, comme au zénith, le soleil brille, sous les feuilles déconfites
Tu lâcheras un large sourire, larmes, sang, douleurs, Diable...! Aux oubliettes.
Laissant les tourments, ne plus apposer son rythme obsédant
Dante, dis-tu, la divine comédie ?
Le théâtre de la vie laisse s'écouler un silence,
Dans la coulisse, j’entends battre un cœur...
Ecrit par
Yvon
à l'adresse
jeudi, mars 06, 2008
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Libellés : carrousel vie frénésie émaciées seins lourds fontaine dante poème poésie
dimanche 2 mars 2008
Signature mélancolique
Je te signe d’un trait mélancolie
Sans soucis dans ma vie, et tu vis
Tu luis au dehors sous la lune, amertume
Sous la lagune, tu es l’aurore des abysses
Je prends source dans tes veines et m’éveille
Je te signe d’un trait mélancolie
Dans la crypte de ma bouche, farouche
Tu vibres tectonique, insidieuse et radieuse
Sur la joue coule une perle décatie
Je prends source dans ton cœur et m’instruit
Je te signe d’un trait mélancolie
Elle m’égaye avant le rossignol ce printemps
Le temps s’est arréter et l’horloge a gémis
Tenter d’aggriper les roseaux du marécage
Je prends source dans ton âme et surgit
Je te signe d’un trait mélancolie
Tutoyer les galets de la plage à l’écume
Le goéland frole mon crane, je lévite
Un pas et l’océan s’ouvre à moi
Je prends source dans tes entrailles et revît…
(mars 2008)
Ecrit par
Yvon
à l'adresse
dimanche, mars 02, 2008
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Libellés : signature mélancolie amertume lune tectonique perle printemps écume océan poème poésie
vendredi 29 février 2008
J'ai atteint
L'aube naissante s'alanguie, l’astre brûlant à peine
Prémices d'un temps suspendu, caresse l'ivresse.
L'humus de cette terre, viens à présent au doux son de l'oiseau
Succéder, ce que la chouette de son regard ubuesque, me tint, cette nuit
Fixant mes pensées permissives;
J'ai atteint un nouvel horizon...
Les tourments et déliquescence du temps
N'altère en rien cette chatte hirsute, tréssaillante
Seins bien dressés, d’un orgasme annoncé
De tes mamelles lourdes et blanches
Qui me toisent à merveille, glisse, suinte.
La rosée du matin à raison de ton con, humecté,
D'un amour prometteur;
J'ai atteint un nouvel horizon...
Pourtant cette nuit fut, comme les autres
La sirène du temps, phare flagellant
Faisceau de lumière déposant sur ta peau satinée
Ce sable chaud épousant tous les pores
S'immisçant dans tes yeux criant l'hallali
Statufiant nos corps transmutés;
J'ai atteint un nouvel horizon...
Tes errements s'échouent sur cette grève
Questions en attentes, réponses en suspends...
Le vent se fait fripon, soulève ton paréo
Cambre ce cul au flux de tes reins
Attise ma hampe, déchire tes cris étouffés
Feulement de ta bouche lézardée de douleurs suffocantes
Apparaît à mes yeux conquis, l’exquis fruit se refermant
Sous le feu en mes paupières embuées, souffle en puissance
Un déluge d'innocence.
J'ai atteint un nouvel horizon
Résonne en moi l'oraison
Croire en l'homme, douce illusion
Juste l'instant, en nos âmes asservis.
(février 2006)
Ecrit par
Yvon
à l'adresse
vendredi, février 29, 2008
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Libellés : aube naissante tourments mamelles suinte l'hallali paréo poème poésie
mardi 26 février 2008
Amour composé
Cette nuit devient froide devant ce lit défroisséDes corps séparés, une lune éclipsée
Des idées surannées au plafond cramoisi
Un accord pétrifié, un refrain galvaudé…
Cette nuit devient froide devant ce lit défroissé
Des fils se sont arrachés, une lumière brûler
Des flots de mots se sont assourdis au fil de ta bouche lâchée
Un accord épousé, un refrain déguisé…
Cette nuit devient froide devant ce lit défroissé
Des sons inhabituels dans une ruelle désertée
Un clapotis strident sur les carreaux encrassés
Un accord étranglé, un refrain étouffé…
Cette nuit devient froide entre mes mains lacérées
Une idée de mort sur un masque émacié
Souffle syncopé au tic tac d’un cœur assécher, aux sirènes hurlées
Position chien-fusil d’un tir accablé…!
Ecrit par
Yvon
à l'adresse
mardi, février 26, 2008
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Libellés : amour composé défroissé galvaudé brûler assourdis désertée encrassés poème poésie
mardi 19 février 2008
Cries-tu mon écriture… ?
Tu es bien fière, nichée dans ce parchemin
Hautaine quelque part, de devoir qui de moi,
Ouvrir mon coeur, séchant les derniers pleurs
Tes traits dessinés de haut en bas, tu attends la plume.
Celle qui se fera un instant ta complice,
Dans tes desseins, l'esquisse prend son départ.
Le trait se confond entre le doux et le déchirement
Cette main altière couche entre les lignes,
Les mots, les rimes à ne plus qu'en faire
Qui te font frissonner, à la moindre de mes faiblesses
Fais-toi, pour autant petite, car, ma faconde
Tel un ouragan, peut prendre un accent cynique.
Cette main douloureuse, questions à se poser sans cesse.
Tu attends, parfois, paresseuse prêtresse
Que la plume se fasse sauvage, qu’elle exhale
Un dernier soubresaut, d'un amant épris d’émotions,
Tu accueilles la semence d'encre, la joie du corps
Et tu t'emplis d'un plaisir jusqu'alors, inassouvi.
J'apporte par cette main un élixir d'amour,
Entre tes lignes, je me fraie un chemin.
Me couchant auprès de toi ma maîtresse.
Tu me toise négligemment, livide de ton fond blanc.
Tu ne fais que recevoir, une invitation à la tendresse.
N'affûtons point nos rancoeurs, exhumons nos bonheurs
Entre les lignes, les mots, les phrases ne font que se mouvoir.
Par cette main, cette plume, une signature à la caresse
Belle catin, je t'aime encore, reçois dès lors ma disgrâce...
Ecrit par
Yvon
à l'adresse
mardi, février 19, 2008
8
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Libellés : écriture hautaine pleurs faconde cynique amant exhumons poème poésie





